Archive de l’étiquette #Yaoundé

ParBlanche Nathalie

MON COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE: CHEZ HAÏRA WALET

Je suis déjà rentrée chez moi à Yaoundé. J’ai une question à vous poser : Avez-vous la possibilité de participer à une rencontre de nourriture en groupe tous les jours ? Je me permets de répondre « non » à votre place. Moi noh, partout où je vois la nourriture, je suis « sauf, et seulement que sur ça » comme on dit chez nous. 
N’est-ce pas, dimanche dernier, je décide de vivre une expérience du « mangement » en groupe. Demandez-moi que c’était où ? Mamaééé Chez Haira Walet, la mère de la suspension. Si tu ne connais pas le concept de la « suspension culinaire » hein, c’est que toi-même là hein, tu n’es pas au Cameroun. 
Me voici qui prend mon taxi, direction Gendarmerie Nationale, au SED. Est-ce que je connaissais alors le lieu ? c’était ma première fois d’y aller. Mais comme j’ai le flair et que j’ai déjà quand même aperçu le restaurant sur certaines photos dans les réseaux sociaux. N’est-ce pas, je repère la petite maisonnette en paille, tout juste derrière un kiosque de Lotto. Je m’y rends. Bingo ! C’était l’archipel de la suspension. Déjà bondé, je me précipite pour saluer la reine des lieux, la « pro » de la suspension, j’ai nommé Haira Walet Ahmad.


Je me présente, et elle est contente de voir enfin Bonappétit Cameroun . Tellement conquise par l’accueil chaleureux et le sourire de cette dernière, je vais tout de suite prendre une place. Le décor me captive, bien pensé. La maisonnette en paille, le nappes Afritudes, bref ça me rappelle la forêt. 
Ce jour-là, c’était un menu spécial : De la suspension de eru accompagnée de ses boules de couscous + viande + crevettes ; De la suspension de poisson poêlé avec des frites de plantains avec comme accompagnement des légumes ; De la suspension de poulet braisé avec des frites de plantains + légumes également ou crevettes. Comme boisson, que des jus naturels, et nous avons eu droit au jus de corossol et à un cocktail de fruits.
Sans hésiter, j’ai pris de la suspension de eru et je ne regrette d’ailleurs pas. Massah le plat était bien chargé, rien qu’en regardant ton plat, tu te sens déjà rassasiée. Orrrrr, la présentation, elle connaît sa chose « sur ça » : bien présenté, suspendu sur des feuilles de bananier et des couverts en bois, c’est d’ailleurs ce qui fait sa particularité.

Sa cuisine alors hein, c’est exactement ce qui prouve que la cuisine camerounaise est la meilleure du « monde mondial ». « Délicieuse » n’est pas l’adjectif adéquat pour qualifier ses repas. Il me faut une expression au-dessus de cet adjectif. Je cherche encore d’ailleurs. Dès que je trouve ce qualificatif, je vous ferai part. En attendant, vous pouvez me proposer quelques expressions hein! hihihihi.
Laissez-moi vous confirmer qu’elle cuisine sans cube, comme à l’époque de nos grands-parents. Juste du sel épicé et le goût fait voyager les papilles gustatives vers le ciel après le septième.
Le prix de ses plats varie entre 2500 et 5 000 FCFA, vous pouvez même faire des combinaisons de menu. Ça dépend de votre appétit, ce que vous souhaitez déguster.
Le verre du jus naturel coûte 1000 FCFA et vous avez la carafe à 3 000 FCFA. 


Oui, je recommande ce restaurant, c’est mon coup de cœur de la semaine. Donc, je vous invite également à aller suspendre. Un petit conseil pour ceux qui n’aiment pas patienter, appelez et réservez avant d’y aller.
Je vous donne rendez-vous jeudi prochain. Portez-vous bien.

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ParBlanche Nathalie

MON COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE : LA MAISON DU CAFÉ

C’était alors une sortie improvisée.
Je sors du boulot pendant ma pause, je vais remettre un colis à une amie pour un autre ami. Et arrivée là-bas, elle m’a carrément kidnappé et embarqué. J’avoue, elle est d’ailleurs celle qui me fait découvrir ce lieu. Oui, c’est fou, mais c’est vrai, elle se moquait même de moi. 
La très joviale et aimable Sue Loga de Gypsue. Votre Blog de Voyage et de Partage, qui vous fait découvrir des destinations à travers le monde, grâce à ses expériences voyages.


Je la vois interpeller un taxi et donner comme destination: « La Maison du café à la montée Anne rouge» . 
J’espère que vous savez que je suis toujours à Yaoundé hein, parce qu’entre temps, je n’ai pas quitté ma ville.
Je me dis intérieurement :  » D’accord. Le café en plein midi avec cette pluie, bah ça peut le faire » .
Le taxi nous dépose juste après le carrefour, et juste en face du prêt-à-porter, je peux directement lire en gros caractère «La Maison du Café ».


Nous entrons, je trouve l’espace petit, ignorant qu’il y a un autre espace à l’étage. Et tout de suite, elle me dit: « Montons, allons à l’étage, c’est mieux» . Le serveur nous fait comprendre qu’on passe d’abord la commande en bas, avant de monter.
Et à Sue de répondre : « Nous allons revenir pour commander, nous voulons d’abord nous installer. » Bref.
Je découvre l’étage et je suis impressionnée comme d’habitude. L’espace est très convivial, on s’y sent directement en confiance, comme à la maison. 


Waouh, j’adore. Reposant, chic, super pour des déjeuners d’affaires parce que, quand on y est les idées fusent de partout.
Alors, nous sommes allées consulter le tableau de menu au bar et ce jour, j’ai pris un « Ice Black Coffee » et Sue a pris un « Ice Caramel Latte ». Nous avons accompagné cela d’un cake à l’orange.
Notre facture était allée à plus de 3 000 FCFA. Et pour deux personnes, c’est largement économique.


Alors à la maison du café, vous trouvez un café, 100 % camerounais, 100 % planté, cueilli, lavé et séché par leurs soins. Également, toutes les compositions de café chaud ou froid.
Des cakes à l’orange, banane… à 1000 FCFA, au Chocolat à 1200 FCFA.
Des verres de jus naturel à 1000, 1 500 FCFA
Des Sandwichs et Burgers, salades, omelettes et bien d’autres. La liste est longue, je préfère m’arrêter là et vous laisser le soin d’aller découvrir vous-même.
La moyenne des prix là-bas, c’est entre 2 000 et 3 000 FCFA, accessible à tous. Vous convenez avec moi?
Un petit secret, avant de se quitter, depuis ce jour, je passe presque toutes mes pauses là-bas, c’est devenu ma maison, carrément.

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ParBlanche Nathalie

MON COUP DE CŒUR DE LA SEMAINE : LE 50/50

Salouté salouté salouté

Aujourd’hui, c’est une histoire de quoi?
De 50-50 

J’aime les jours comme ça.
Taxi 300 FCFA brique ! Me voici dans le taxi, je vais à la brique. Briqueterie si vous voulez hein. Au quartier Tsinga. 
Je m’y rends pour quelle raison même ? Hum, juste parce que j’ai subitement envie de manger du 50-50, du soya. Envie de femme enceinte ? Je ne sais pas. 
Pour ceux qui ne savent pas, le 50-50, ce sont de petites brochettes de viande de bœuf que les vendeurs commercialisent à 50 FCFA la brochette.
Pour la petite histoire, la brique, c’est le fief ! Comme à Douala, il y a le ministère du soya à Bojongo. Ici, à Yaoundé, nous avons la briqueterie, le 50-50. Et quand on s’y rend d’ailleurs, on dit : « Je me rends au 50-50.»
Bref, c’était une petite parenthèse.

Arrivée à ma destination finale, je descends du taxi, mais j’ai tout suite l’embarras de choix, ils sont nombreux qui se présentent à moi. Je vais vers quel wadjo ? Je ne sais point.
Pourquoi le terme « wadjo » ? Parce que c’est ainsi qu’on appelle les personnes originaires du septentrion au Cameroun. Et laissez-moi vous confirmer que ce sont des spécialistes de la braise et la vente de viande grillée chez nous. 
Ils vous proposent soit de la viande de bœuf, soit de la viande du mouton, avec un assaisonnement composé de sel, aromates et mélange de tomate oignon poivron cuit préalablement sous forme de sauce. Je n’oublie pas le kankan, cet ingrédient clé du soya qui ne manque jamais. C’est un peu comme le riz avec la sauce noh. 

Je décide de faire mon choix par élimination sur la base de plusieurs critères. Tout d’abord, je me base sur les conditions d’hygiène et environnement physique, mais je constate que c’est peine perdue, tous sont pareils. 
Donc, si vous allez là-bas pour manger dans un décor propre, bah, restez chez vous.
Finalement, je décide d’aller chez un, au hasard. Il est très accueillant avec le sourire au coin, malgré le fait qu’il soit en train de s’occuper de sa viande. Il me demande ce que je désire et si je le veux sous forme de brochettes ou paquet ? Comme j’adore me sentir traiter comme une princesse, je dis paquet de viande de mouton et celui de viande de bœuf. 

Je patiente pendant 10 à 15 minutes et je suis tout de suite servie.
Je prends mes paquets et je profite pour prendre également du kilichi en face. Puis direction maison. 

Inutile de vous dire que ce fut un régal.
Ah oui ! Si vous êtes à Yaoundé, le 50-50 est à votre disposition. Vraiment à la portée de tous.
Mais soyez très prudents quand vous y allez parce que ça ne blague pas de ce côté-là.

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