Archive de l’étiquette linamarine

ParBlanche Nathalie

LE MANIOC L’UN DES ALIMENTS LES PLUS DANGEREUX AU MONDE

Nous risquons la mort tous les jours en consommant du manioc

Pour ceux et celles qui l’ignorent encore, je sais que vous êtes surpris voire étonnés et vous vous dîtes sûrement, mais qu’est ce qu’elle raconte celle-là ?

Le manioc est certes un aliment consommé de différentes façons : bouilli, frit, cuit à la vapeur, grillé ou en purée, c’est-à-dire que nous l’avons sous forme de tapioca, couscous, beignets, miondo, bâtons de manioc, mitoumba, amidon et autres, mais il reste tout de même dangereux pour l’Homme. Malheureusement très chers abonnés scientifiquement, c’est prouvé.

Le manioc sous toutes ses formes

  • Le manioc, un faux aliment

La plupart des ouvrages de diététique et d’hygiène alimentaire dénoncent les méfaits de cet aliment en affirmant qu’il n’a aucun pouvoir nutritif. Pas de vitamines indispensables pour la santé, pas de protéines indispensables pour l’entretien et le renouvellement des tissus organiques, pas de lipides indispensables pour donner de l’énergie au corps et, enfin, pas de fibres indispensables au transit intestinal.

Le manioc n’est constitué que d’une variété insipide de fécule et se classe donc dans les aliments glucidiques. Qui fournissent des sucres en assimilation lente. Qui fournissent des sucres en assimilation lente.

  • Le manioc, un poison

C’est un aliment qui contient de la linamarine qui peut se transformer en acide cyanhydrique encore appelé Cyanure d’hydrogène et provoquer de graves intoxications, voire la mort.

Aliment que l’on retrouve dans les pays tropicaux et très consommé dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. Cependant, après la consommation du manioc, l’hydrolyse enzymatique par la bêta-glucosidase, conduit à décomposer les glycosides cyanogènes et à libérer du cyanure d’hydrogène ou acide cyanhydrique, cette molécule extrêmement toxique.

  • Le manioc, un aliment aux conséquences néfastes

Chez les Hommes, les signes cliniques pour reconnaître une intoxication chronique à l’acide cyanhydrique sont : une respiration rapide ; une chute de la pression artérielle ; un pouls rapide ; une confusion mentale ; des étourdissements ; des maux de tête ; des maux d’estomac ; des vomissements ; de la diarrhée ; des contractions musculaires et des convulsions.

Par conséquent, cette toxication chronique conduit à des problèmes de santé tels qu’une perturbation de la fonction thyroïdienne et des troubles neurologiques.

Précisons que ce type de symptômes concerne les personnes qui consomment régulièrement et à long terme du manioc dans le cadre d’un régime alimentaire déséquilibré.

La dose mortelle de l’acide cyanhydrique pour l’être humain est comprise entre 0,5 et 3,5 mg par kilogramme de poids corporel. Les enfants sont particulièrement vulnérables en raison de leur petite taille.

Alors vous vous posez sûrement la question de savoir comment se débarrasser de ce poisson ? Comment rendre le manioc propre et comestible ?

C’est très simple, aucun problème ne se pose quand le manioc est bien cuit, parce que le cyanure d’hydrogène est un poison qui se dégrade par une cuisson à ébullition. Je vous explique très chers abonnés.

Soulignons tout d’abord qu’il existe deux variétés principales de manioc : le manioc doux (manihot opi) et le manioc amer (manihot esculenta). Les racines fraîches du manioc doux, petites et recouvertes d’une peau épaisse qui se détache facilement de sa chair blanche, contiennent moins de 50 mg par kg d’acide cyanhydrique tandis que les racines de manioc amer, longues avec une peau fine, brune qui adhère à sa chair blanche, peuvent renfermer jusqu’à 400 mg d’acide cyanhydrique par kilogramme.

Alors, l’épluchage et une cuisson complète permettent de consommer sans risque d’intoxication les racines de manioc doux.

Cependant, les racines de manioc amer nécessitent un traitement plus spécifique. Hey oui, mais rassurez vous ce n’est pas compliqué. L’une des façons traditionnelles pour préparer les racines de manioc amer avec l’objectif de réduire la teneur en cyanure, consiste à peler et à râper les racines puis de laisser les copeaux de manioc macérés longtemps dans de l’eau (minimum 5 jours) pour permettre la fermentation. Ensuite, après le lavage, une cuisson prolongée aidera à libérer les gaz de cyanure d’hydrogène volatile.

Le manioc amer est souvent transformé en tapioca, en cassave, en farine, appelée « foufou » chez les gens du sud-ouest. La consommation d’un pareil produit alimentaire préalablement bien traité ne présente plus de risque pour la santé humaine.

Les passionnés du « kwem » encore appelé feuille de manioc ne sont pas aussi en reste, car les feuilles du manioc sont elles aussi toxiques si elles sont mal bouillies parce que ces dernières contiennent également du cyanure d’hydrogène.

 

 

 

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