Archive de l’étiquette Douala

ParBlanche Nathalie

PAROLE DU CHEF : AVEC CLAIRE LUCE ANGOUANDE

Nous sommes allées à la rencontre de Claire-Luce Angouande, une journaliste de profession à Radio Balafon. diplômée de communication à l’université de Douala, mariée, mère d’enfants. Et fan inconditionnelle des légumes, elle a décidé de se lancer dans ça.

1. Pourquoi t’es-tu lancée dans ce secteur d’activité, autrement dit, quelles ont été tes motivations ?
J’ai observé mes collègues qui aiment manger à midi des repas traditionnels (Ils étaient d’ailleurs mes premiers clients.) J’ai apporté du Sanga lors d’un apéro à des amis pour l’anniversaire d’un groupe WhatsApp « délire de presse » de professionnels de la communication et des médias. Ces derniers ont trouvé le nom de la maison du Sanga ainsi que le slogan « Sangastikement bon ». Ensuite, j’ai mené des enquêtes sur le commerce en ligne et surtout la livraison de repas traditionnels. Des vendeurs existent déjà, mais le secteur est encore embryonnaire. J’ai mon filleul qui a conçu les visuels pour me motiver. Donc je me suis lancée.

2. Et pourquoi avoir choisi comme spécialité l’Okok et le Sanga uniquement quand on sait que le Cameroun a une diversité culinaire énorme ?
Je suis Ngoumba, j’ai grandi à Mbankomo, je suis mariée en zone Sawa. Une foison de culture certes qui n’a pas enlevé ce que je sais faire de base à savoir le Sanga et l’Okok. À Douala, on ne vend pas le maïs partout j’ai d’ailleurs passé des années ici à marcher dans des coins bizarres pour trouver un bon Sanga. Donner envie aux autres d’en consommer dans un meilleur format et un cadre qui leur convient sans se déplacer a été ma motivation.

3. Parle-nous du mécanisme de ton activité ? Comment ça se passe ?
Je procède majoritairement en pré-commande. Nous livrons tous les mercredis en format plat. Et les autres jours y compris le mercredi, nous livrons des marmites en fonction des exigences des clients.

4. Quel est le meilleur moment de ton activité ?
Le mercredi, quand il y a une forte pression de livraison dans toute la ville de Douala. De Douala V à Douala I en passant par Douala III, IV et II. Les distances sont souvent énormes. Nous travaillons d’ailleurs aujourd’hui en collaboration avec une entreprise spécialisée dans la livraison « Chap Chap Services ». Lorsque la journée s’achève et qu’on souffle sans avoir de commande renvoyée pour livraison tardive, on dit Amen.

5. As-tu déjà eu à rencontrer des clients difficiles ? Des clients qui changent d’avis au moment de la livraison ? Si oui, comment les gères-tu ?
Des clients difficiles oui beaucoup. Je les considère comme des clients à apprivoiser. Certains sont très difficiles, mais après deviennent de grands clients. D’autres sont tout simplement belliqueux et ne veulent entendre ni excuse, ni explication, rien du tout. Certains promettent même de nuire à votre image malgré toutes les démarches qu’on peut entreprendre pour les calmer. Donc vous pouvez parfois déplacer le livreur qui arrive, la personne ne décroche pas et puis vous dit que vous êtes arrivé tard puis renvoie la commande. Donc vous avez un repas sorti que vous perdez, le transport du livreur à gérer. Et le client ne veut rien entendre. Ils sont d’ailleurs nombreux qui considèrent les acteurs de ce secteur d’activité comme des moins-que-rien. Les clichés sont nombreux. En bref, des jours le moral est sapé et d’autres, on considère comme un challenge pour notre évolution.

7. Comment te projettes-tu dans cette activité ?
J’envisage des points de consommation… Je n’en dis pas plus pour l’instant.

8. Quel conseil peux-tu donner aux personnes qui souhaitent se lancer dans ce domaine ?
D’être persévérant et très courtois avec les clients.

9. C’est quoi ton plat préféré ?
Couscous sauce gombo. Des repas gluants comme le Nkui, le Mbol.

10. Une astuce à partager avec nos abonné(e)s…
Ne pas conserver les noix de palme crues dans le congélateur. Cela dénature la qualité de la pulpe, et même le goût.

11. Avant de nous quitter, tu es obligée de faire un choix entre le Sanga et l’Okok ? Que préfères-tu ? 
Le Sanga.

Merci Claire Luce ANGOUANDE épouse EMANDE. Alors très cher(e)s abonné(e)s, vous pouvez passer vos commandes en contactant le 694402898 et le 679643846 ou via la pge Facebook officielle La maison du SANGA et de l’OKOK

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ParBlanche Nathalie

MA SPÉCIALITÉ CULINAIRE : MUANDJ’A MOTO

La recette by Najek

Hello mes #BonapPeeps, voir un homme en cuisine crée toujours un effet d’admiration, c’est super mignon quoi !
Notre #BonapPeeps Najek TIMBA A.K.A. effet papillon, vient une fois de plus prouver cette assertion. Et s’il vous plaît, ce ne sont pas les œufs ou pâtes au menu hein, mais du Muandj’a moto en langue Douala et titiris en langue française. Ce sont de tous petits poissons !


Bonjour Bonappétit Cameroun et les #BonapPeeps je vous donne ce jour la recette du MUANDJ’A MOTO, un plat que j’adore spécialement réaliser.
Mais avant, laissez-moi vous donner certaines appellations du poisson sous quelques formes de consommation en langue Douala. Chez les Sawa (côtiers), le poisson étant un aliment incontournable, il se cuisine et se consomme sous diverses formes :
Il peut être frit (SUE NANGABE); consommé frais en sauce (MBONGO TCHOBISUP’A MUSU MA MBIA, Poissons Sauce CITIO); consommé frais en soupe généralement pimentée (PEPE SOUP) ou frais en paquet (SUA DIBOMBA); braisé (SU’A DIBUMBA).
Le poisson peut également être fumé, idéal pour le « Ndolè poisson », transformé en boulettes à frire, accompagné d’une sauce tomate et de Missolè (plantains murs frits)
Eh, oui ,chez les Sawa, le poisson se consomme dans tous ses états! J’ai choisi de partager avec vous une autre recette typiquement SAWA faite à base de tous petits poissons au nom de titiris.
Les titiris sont périodiquement dans les estuaires et leur  chair est très fine, ils sont proches de l’éperlan.
Sachant que les doses sont purement indicatives, car chez nous, en général, quand on apprend à cuisiner, c’est à l’œil et au goût !

Ingrédients pour réaliser notre :MUANDJ’A MOTO

  • Nettoyez puis lavez les titiris plusieurs fois. 
  • Faites égoutter dans une grande passoire. 
  • Lavez, coupez et épépinez les tomates, coupez l’oignon. 
  • Faites dorer le Ndjansang et le Pèbè (sans les cosses) dans un peu d’huile.
  • Puis mettez dans un mixeur avec les tomates, l’oignon, le piment, les autres condiments et aromates (sans les feuilles de Kotimandjo ou laurier)
  • Écrasez le tout au mixer. 
  • Mettez les titiris égouttés dans un grand bol de cuisine. 
  • Versez par-dessus les condiments écrasés et mélangez bien l’ensemble
  • Salez et rectifiez l’assaisonnement. 
  • Prenez une casserole à fond épais et versez-y tout le mélange. 
  • Prenez un peu d’eau dans un verre et rincez le bol de cuisine. 
  • Ensuite, versez cette eau dans la marmite. 
  • Faites chauffez l’huile (d’arachide ou de palme) dans une poêle, en y faisant très légèrement dorer quelques lamelles d’oignons
  • Ensuite, versez cette huile chaude dans la marmite contenant les titiris et leurs condiments. 
  • Secouez la casserole afin de bien répartir le mélange
  • Puis mettez à cuire sur un feu doux pendant environ trente minutes. Surtout, couvrez votre marmite. 
  • Au bout des trente minutes, vous pouvez rajouter très peu d’eau, mélangez et laissez cuire encore cinq minutes à feu moyen. 
  • Retirez du feu. 

Lorsque le « Muandj’a Moto » est cuit, de l’huile remonte légèrement à la surface de la casserole. Il se sert chaud accompagné par exemple de Missolè (bananes plantains mûrs qu’on a fait frire), ou de plantains vapeurs comme mon plat.

Plat de MUANDJ’A MOTO + Plantains vapeurs

Petite note très chers Bonappétit Cameroun : 

En ce qui concerne le piment, étant donné que tout le monde ne mange pas pimenté, autant le présenter en accompagnement. 

Toutefois, en mettant un piment entier à l’intérieur de la casserole, pendant les cinq dernières minutes de cuisson, votre plat dégagera un subtil parfum (il ne faut surtout pas qu’il se casse). Vous pouvez ensuite vous servir de ce piment pour confectionner votre sauce pimentée, servie en accompagnement.

Quel vin pour accompagner très chers #BonapPeeps? bah, il y a trois choix : Le Vin Blanc, qui est idéal pour le poisson. Choisissez un vin plutôt corsé, car la sauce est bien relevée par le goût des différents condiments. Si vous optez pour un Rouge, il faut qu’il soit très frais et léger. Sinon, le poisson se marie également, assez bien avec un Rosé !


Kotimandjo c’est de petites feuilles de basilic africain encore appelé Massep. Si vous ne l’avez pas, vous pouvez remplacer avec du Laurier.

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