Archive de l’étiquette Artiste

ParBlanche Nathalie

LA PAROLE DU CHEF : AVEC REN DA BY ORNELLA YEPMOU

Aujourd’hui dans la parole du chef, notre collaboratrice Ornella est allée à la rencontre de l’artiste musicienne REN DA. Vous vous posez sûrement la question de savoir pourquoi elle ? Bah tout simplement parce qu’en-dehors de son talent de chanteuse, elle est également cheffe, oui propriétaire d’un restaurant qui ré-ouvre d’ailleurs ses portes demain des 12 heures précise. Son restaurant s’appelle la petite Bantoue et est situé à Mimboman Shakespeare, vers l’église de la maetur, nous sommes bien là à Yaoundé.

Bonjour REN DA, comment vous retrouvez vous dans la restauration ?
Je vais dire que c’est inné. Ma maman était une grande cuisinière, et c’est à travers elle que j’ai eue cet amour pour la cuisine.  J’y suis depuis mon enfance, je l’ai choisi par passion, parce qu’il faut aimer ce qu’on fait. Au fil du temps, cela m’a conduit au professionnalisme et m’a donné l’envie de faire de la cuisine un métier. Professionnellement parlant, je suis opérationnelle depuis plusieurs années. J’ouvre d’ailleurs mon tout premier restaurant il y a 7 ans.

Qu’avez-vous cuisiné pour la première fois ?
Mon premier plat ? (rire) c’était le mbongo tchobi un met de chez moi. Du mbongo de poisson et j’adore le cuisiner. 

Comment travaillez vous votre visibilité ?
Pour ce qui est de ma visibilité, j’essaye de la travailler avec l’aide de mes ami(e)s et nombreuses personnes qui me soutiennent. Je dirais que partout où je suis capable de passer pour essayer de me faire vendre, je le fais. Radio, télé, presse écrite, internet avec l’avènement des réseaux sociaux bref, sur toutes les plateformes possibles, tout ce qui peut me vendre

Waouh ! Vous mettez toutes les chances de votre côté. Et si vous nous parliez des difficultés que vous avez rencontré dans vos débuts.
Rien n’est facile, tous les débuts ont toujours été difficiles, très compliqués, avoir de la clientèle et la fidéliser n’est pas chose facile. C’est en commettant des erreurs qu’on essaie d’apprendre. Aujourd’hui, j’apprends de mes erreurs, mais ce n’est pas évident parce que dès le départ, il faut faire asseoir le projet, chose qu’on ne fait généralement pas au début. La preuve, je suis à mon troisième restaurant. Le deuxième, je venais de le fermer à Tropicana, parce que l’endroit , du moins le coin n’était pas assez commercial et il fallait changer. Là, je l’ai changé, j’ai changé de quartier. Je suis en train d’ouvrir un autre restaurant, de déplacer le restaurant d’un quartier à un autre. Je le ramène à Mimboman Shakespeare vers l’Eglise de la maetur. Il y a énormément de choses, mais de nos erreurs, on apprend. Aujourd’hui par exemple, je sais qu’il faut mener une étude de marché, bien choisir le coin, monter un business plan, ce que je ne faisais pas avant.

En dehors de la restauration avez-vous d’autres activités ?
En dehors de la restauration, je suis artiste musicienne camerounaise. J’ai deux albums à mon actif et je suis en train de mettre sur pied un maxi single intitulé ‘’Renaissance’’ c’est du Makune un rythme de chez moi. Je suis allée me heurter à ça, mais à la base, je suis une artiste qui fait dans la variété (Makossa, zouk…). Vous pouvez découvrir ce que je fais sur ma chaîne YouTube REN DA. En plus, je suis une business woman, restauration, vestimentaire. Je commercialise des vêtements et chaussures, femmes, enfants et parfois hommes aussi. J’adore faire du business comme activité supplémentaire.

Quel est votre bilan, si on revenait en arrière et on vous demandait de vous lancer dans ce secteur quelle serait votre réponse ?
Bah, le bilan n’est pas rose, rose, rose, mais il n’est pas morose non plus. On va dire ça comme ça. Et si on me demandait de changer, Non. Je suis business woman, je ne me vois pas en train de faire autre chose et puis, je suis une passionnée de la cuisine et de la musique. Je ne vois pas revenir en arrière et faire autre chose. C’est mon moi, mon comme ça, comme on dit souvent (rires) !

À quel niveau vous voyez vous dans cinq ans ?
Dans cinq ans s’il plaît à Dieu, car l’homme propose et Dieu dispose. Aujourd’hui, il faut survivre, mais si jamais il m’arrive d’être encore en vie dans cinq ans, bah je projette beaucoup de choses. Comme avoir un restaurant à Douala, Bafoussam. Une chaîne de restauration quoi. C’est ce que je projette, il faut que je grandisse. Il faut toujours rêver grand. 

Quels conseils donnerez vous à ceux qui veulent suivre vos pas ?
Un conseil aux jeunes qui aimeraient suivre mes pas, c’est d’avoir déjà beaucoup de discipline dans sa vie. Aimer ce que l’on fait surtout, parce que les réalités sont souvent autres et quand on n’aime pas vraiment ce qu’on fait, on se casse la gueule et on se décourage très vite. Par contre, quand on aime ce qu’on fait, on persévère et on travaille beaucoup. Il faut faire beaucoup de recherches, travailler tout le temps. Essayer de créer, parce que c’est ce qui vous rend différent. Une fois que vous êtes différents, vous attirez des personnes assez curieuses, qui veulent découvrir ce que vous faites. C’est ce que j’essaye de faire. Vous allez par exemple faire un plat de tapioca, je vais aussi le faire, mais au niveau de la présentation, ce que je vais rajouter dans mon plat, c’est ce qui va faire la différence et on aura envie de goûter, de regarder. Donc, il faut beaucoup de discipline, beaucoup travailler, beaucoup de recherches.

Quel est votre plat préféré ? 
Mon plat préféré c’est le Mbongo ngick c’est-à-dire le mbongo de porc-épic comme je suis Bassa, j’adore le mbongo de porc-épic.

Pour sortir, pouvez vous partager avec nous une de vos astuces ?
Oui. Alors, astuce pour garder les citrons toujours frais. Mettez les juste dans un bocal cassable avec de l’eau, remplissez l’eau, ils seront toujours frais, ils ne vont pas pourrir. 

Vous pouvez suivre REN DA via sa page officielle Ren Da officiel, son profil Facebook Ren Da. Rejoindre son groupe culinaire sur Facebook « Ren » Saveurs » Restaurant Service Traiteur en ligne sur Yaoundé »  et également le groupe Facebook de son restaurant la petite Bantou

 

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ParBlanche Nathalie

LE PLAT PRÉFÉRÉ DE NOTRE GUEST : TONY NOBODY

« C’est à travers ce plat que je peux me faire avoir par le  « Tobassi »

Rappeur, animateur radio et télévision, événementiel, réalisateur, producteur, concepteur et autres, Tony Nobody de son vrai nom Paul TONYE endosse toutes ses casquettes avec la même ferveur et le même professionnalisme. Son secret, il le doit à Dieu et à son équipe. Aujourd’hui il a décidé de nous accueillir pour nous livrer son plat préféré. 


Bonjour Tony Nobody, alors quel est votre plat préféré?

Je vais vous dire quelque chose qui va vraiment vous étonner! Mon plat préféré c’est un plat assez facile, le spaghetti avec n’importe quelle sauce, surtout si la sauce est « tomatée », « pimentéé » et s’il y a de la viande ou de la sardine. Je l’adore énormément. 

Spaghettis Bolognaise

Pour quelles raisons?

Parce que moi je suis un gros mangeur, je suis très impatient, extrêmement impatient. Donc, la raison pour laquelle j’aime ce plat est qu’il est hyper facile à faire, on peut le faire n’importe où et tu peux le manger autant de fois que tu veux en une journée, ou pendant une longue durée, il est très léger. Ma femme n’en revient d’ailleurs pas jusqu’à présent! C’est à travers ce plat que je peux me faire avoir par le  « Tobassi »! juste pour rire !

Quelle est la fréquence de consommation de ce plat ?

Tout le temps, je consomme des pâtes tout le temps. C’est bizarre, mais c’est mon plat préféré!!!

Restaurant au maison?

Maison.

Je le fais très facilement. De temps en temps, mes enfants et moi nous nous succédons à la cuisine parce qu’on a toujours des pâtes cachées dans les armoires, il y a une petite boite de sardine qui traîne toujours quelque part, on a pas le temps de faire la viande hachée tout le temps.

Pouvez-vous partager votre recette avec les abonnés de bonappétit Cameroun?

Bien sure, avec plaisir!

Pour le faire tout le monde le sait, je m’achète deux paquets de spaghettis parce qu’un seul ne me suffit pas !!! lol 

je mets d’abord de l’eau au feu, je mets du sel, je mets un peu d’huile pour que ça ne colle pas.

Ensuite quand l’eau bout, je casse me pâtes en deux pour qu’elles ne soient pas très longues.

j’attends que ces pâtes cuisent, je vérifie de temps en temps avec ma fourchette.

Quand elles sont cuites, je sèche à l’aide d’un tamis et pendant ce temps, je commence à faire ma sauce. Parfois avec la même marmite.

Je verse un peu d’huile avec de la tomate, du piment et de fines herbes, j‘attends que ma tomate cuise bien.

J’ajoute un peu de sel et de cube, je verse ma viande ou ma sardine.

Et voilà ma sauce tomate, elle est prête.

Parfois je mélange avec mes pâtes, parfois pas.

Préparation

merci à vous Tony Nobody

C’est moi qui vous remercie Bonappétit Cameroun.

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ParBlanche Nathalie

LE PLAT PRÉFÉRÉ DE NOTRE GUEST : CLAUDE NDAM

«…Avec mes problèmes de santé, j’ai dû revoir mon alimentation… »

Si nous faisons un sondage auprès des jeunes de la nouvelle génération « tête baissée » dans le but de savoir si ces derniers connaissent qui est Claude NDAM, malheureusement certains répondrons par NON. Laissez-moi donc, dans un premier temps vous présenter ce monsieur.
Originaire du département du Noun dans la région Ouest du Cameroun, Claude NDAM est un artiste-musicien, auteur – compositeur – interprète camerounais qui a débuté sa carrière dans les années 80. Né dans une famille où la musique était un élément central et faisait partie du quotidien, Claude reçoit sa première guitare de son père, artiste. Il fait ses premiers pas à radio Cameroun dans l’émission « La roue libre » animée par Lucien MAMBA vers la fin des années 70.
C’est le titre « Ngoua ya » de l’album éponyme qui le révèle au grand public à la fin des années 89 débuts des années 90. Il s’illustre ainsi dans le registre des rythmes traditionnels de la région Bamoun. Pour affirmer et marteler son attachement à sa culture, il chante en langue Bamoun. Artiste éclectique et ouvert, il a su opérer un syncrétisme musical en s’ouvrant à d’autres rythmes tels que le jazz, le rock tout en gardant une teinte traditionnelle. Ses chansons sont d’une richesse textuelle remarquable.
Il compte deux albums majeurs « U Ngoua ya»(où vas-tu?) et « Pawa » (pouvoir). En dehors de ces deux albums, il a plusieurs autres collaborations avec des collègues et des artistes de la « new génération » à l’instar de Stanley ENOW avec le titre « Love Song ». Sergeo POLO a d’ailleurs repris une de ses chansons « Mona La Veve » qui est, « Mona » tout simplement chez ce dernier.
Son magnifique parcours musical lui a fait ravir le titre de chevalier de l’ordre de la valeur décerné par le chef de l’Etat « himself« .
Soulignons que Claude est un monsieur assez fort physiquement et moralement parce qu’il a déjà été secoué par deux crises d’AVC, la première en 2008 et la deuxième récemment en 2017.
Aujourd’hui, c’est avec un grand sourire qu’il a accepté, nous recevoir et être la Guest de ce mercredi 08 novembre 2017.


Bonjour Claude, ravie de vous avoir dans cette rubrique « Le plat préféré de notre Guest ». Alors dites-nous, quel est votre plat préféré ?

Bonjour Bonappétit Cameroun, je tiens déjà à vous féliciter chère jeune dame pour votre très belle initiative, beaucoup de courage parce que ça ne sera pas facile, mais restez forte pour surmonter les difficultés. 
Maintenant revenons à votre question, à l’époque, j’adorais de la bonne viande, mais avec mes problèmes de santé, j’ai dû revoir mon alimentation. Une alimentation d’ailleurs imposée par les médecins. Par conséquent, je me suis retourné vers les légumes. Moins de viandes pour beaucoup légumes. Depuis peu, mes plats préférés, permettez-moi le pluriel parce qu’ils sont deux, sont les crudités et notre célèbre plat Bamoun le « Ndjapche ».

Quelle est votre fréquence de consommation ?

Pour les crudités, c’est constamment, presque chaque jour, et pour le « Ndjapche » parfois les week-ends.

C’est souvent ? À la maison ? Dans un restaurant ? 

À la maison bien évidemment et ces plats sont toujours cuisinés par les magnifiques mains de madame mon épouse.

Et vous-même ? Ça vous arrive souvent d’entrer en cuisine? 

Parfois oui, pour les crudités. Je vais même plus loin, souvent même au marché. J’achète les ingrédients et je rentre me concocter personnellement mon plat de crudités. Mais pour le « Ndjapche », non, c’est mon épouse la spécialiste.

Claude par ma voix toute l’équipe de Bonappétit Cameroun vous remercie.

Pas de quoi, ce fut un bel échange !

 

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